Musée des Confluences

Conception muséographique

Client
Ville de Lyon

Année
2007

Equipe
Mandataires scénographes : Mitia Claisse et Marianne Klapisch
Groupement rassemblant le troisième pôle (intégrant Géraldine Gauvin,muséographe),
La Forme Interactive (contenu multimédia et interactivité) et de 6 autres compétences techniques (lumière, manipulation, son…).

Budget
1,8 millions d’euros, hors honoraires

Contexte/demande
Dans le cadre de la construction du Musée des Confluences, reprise des collections du Musée d’Histoire Naturelle de Lyon, il a été confié à notre groupement la mise en place de l’exposition « D’où venons-nous ? », une des trois expositions permanentes du musée.

Notre proposition
Le groupement de compétences propose le dispositif suivant, organisé autour de trois grandes propositions :
– Le fil narratif de la confluence est une courbe qui déambule dans la collection. Il est constitué de tous les points d’accroche entre les objets et le discours, et le réceptacle de toutes les formes de médiation : films, multimédia, bornes interactives, mises en scène sonores. Tel un rhizome, elle envoie des branches vers la collection et indique ainsi au visiteur des directions, des allées, qui vont organiser son regard vers les objets.
– La collection s’organise sur une trame rigoureuse qui tamise la courbe et l’espace autour d’elle. Son ordonnancement classique, avec des perspectives affirmées et des allées organisées, est a contrario très souple car il permet de jouer sur la hauteur, l’épaisseur ou l’encaissement des vitrines, ainsi que sur leur renouvellement.
– À l’entrée et à la sortie de l’exposition, un espace d’immersion forme un porche par lequel on entre -par le bas- et d’où l’on sort -par le haut- sur la passerelle. L’espace d’entrée est une immersion, qui propose au visiteur une expérience contemplative et déstabilisante. Dans l’espace de sortie, le visiteur découvre, telle une synthèse de l’exposition, cinq objets emblématiques de l’exposition.

Le récit principal s’organise sur la courbe-rhizome. Elle crée des branches qui pénètrent la collection et permettent au visiteur de voir les objets que le récit principal lui aura proposé de rencontrer. Au bout de chaque branche du rhizome, le récit se développe grâce à une table d’orientation au centre de laquelle on trouve un dispositif porteur d’outils de médiation.