Cinéma Saint-André-des-Arts

Exploitation

depuis 2011



Ouvert en 1971, le Saint-André est une véritable institution de la vie cinématographique parisienne, mais aussi un des piliers d’une certaine « culture cinéphilique ». Le Saint-André est indissociablement lié à la personnalité de son fondateur, Roger Diamantis, self-made man et cinéphile érudit, qui se définit comme un « regardeur » et un « montreur », et se réclame d’une conviction qui fait de son cinéma un refuge et un lieu destiné à certains films (aussi bien qu’à certains réalisateurs). Cette combinaison entre curiosité, exigence et spontanéité a fait définitivement la marque du cinéma.

Le lieu d’un pari esthétique fort. Le premier élément caractéristique du Saint-André est le pari esthétique qui définit le lieu comme un lieu de « cinéphilie exigeante » autour du cinéma d’auteur. De ce point de vue le lieu est associé à deux grands traits : des films d’auteur nouveaux et des reprises de grands classiques de l’histoire du cinéma d’auteur.

Un lieu du documentaire. Autre spécificité intéressante : la place qu’on a accordé au documentaire en tant que film et en particulier en tant que film d’auteur, au sens où les réalisateurs sont considérés comme des créateurs au même titre que les autres cinéastes.

Un lieu de « résistance culturelle » . L’activité du cinéma et surtout la volonté de maintenir une programmation de qualité, des films d’auteur plusieurs semaines à l’affiche, la lutte contre les distributeurs et les monopoles, médiatisés par les interventions publiques de R. Diamantis dans la presse font du Saint-André un lieu associé à la lutte des cinémas Arts et essai pour défendre « un autre cinéma » et surtout des formes indépendantes des produits de grande consommation culturelle.

Le troisième pôle s’associe à Eric Diamantis
L’agence Le troisième pôle s’est associé à Eric Diamantis, le fils de Roger Diamantis, pour exploiter le cinéma et préserver l’esprit qui a conduit à construire la notoriété de ce cinéma.
Roger Diamantis nous a quitté le lundi 14 juin 2010 et en continuant de l’ouvrir tous les jours, c’est à lui que nous rendons hommage…

Un projet pour le Cinéma
En préalable à l’exploitation du cinéma, Le troisième pôle consolide la définition du projet de vie et de développement de l’équipement, reposant sur trois principes :

  • renforcer la convivialité du lieu (ce que nous appellons travailler « l’esprit du lieu »),
  • renforcer l’identité cinéphile du lieu, diversifier et multiplier l’offre culturelle autour de la programmation,
  • réinsérer le Cinéma dans les réseaux professionnels.
Ce travail de positionnement stratégique et esthétique s’accompagne d’une analyse de la faisabilité du projet en termes de :
  • aménagement (diagnostic bâti, propositions d’aménagement, chiffrages)
  • offre d’activités (fonctionnement, organisation et articulation des activités)
  • évaluation des coûts d’exploitation et des objectifs de fréquentation
  • mise en place d’une politique partenariale



Au-delà de ses missions pour le compte des collectivités territoriales, l’agence Le troisième pôle a souhaité dépasser la seule notion d’ingénierie culturelle pour s’engager comme un acteur culturel à part entière. Pour se faire, elle a mis son savoir-faire technique et stratégique au service d’une approche orientée de la culture, territorialisée et fortement éditorialisée.

Nous vivons cela collectivement comme des «extensions du domaine de la lutte», dans une logique rhizomique et vertueuse. Il s’agit pour nous – comme dans le cadre de nos missions à l’agence – de mettre en œuvre une approche généreuse, réfléchie et partagée de la culture, au sens large.


ScintillO, premier groupe de participations dans la culture indépendante


Scintillo est une holding, créée en 2010, qui anime un écosystème d’une dizaine d’entreprises de la culture filialisées.

Elle mutualise moyens, talents et réflexion autour de la création culturelle par la prise de participation dans des entreprises et des équipements. Ses équipes possèdent un savoir-faire spécifique pour les projets culturels à caractère innovant tant dans le domaine économique que dans celui des usages et de la gestion.

Notre travail, au quotidien, est de mutualiser et animer ces filiales qui opèrent dans de nombreux champs culturels : musique, art, cinéma, presse, évènements, communication…

Le sens commun, l’intérêt collectif et le service public – même si nous reconnaissons le fait d’être un acteur privé à part entière – guident notre action et nous permettent de fédérer tant les énergies et les ressources que les projets des filiales.